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Je voudrai ne plus vivre à genoux Ni croiser ces regards un peu fous, Enlever cet interdit sur le visage Qui voile la femme et le paysage Puis choisir l'homme que je désire Avoir le droit, au grand jour, de lui sourire "Allah ! si tu m'entends Ne les laisse pas faire Brises nos chaînes et nos fers Pour qu'un jour le désert Deviennent un paradis sur terre Une oasis ou l'amour sera frère Qui effacera les traces de sang !" Je voudrai marcher à côté du mâle Cesser d'être seulement son ombre pâle Cette entité que l'homme dispose Dont la valeur ne vaut pas grand chose Mes sœurs ne soyez plus jamais soumises Aux coutumes et aux mariages promises ! "Allah ! si tu m'entends Ne les laisse pas faire Brises nos chaînes et nos fers Pour qu'un jour le désert Deviennent un paradis sur terre Une oasis ou l'amour sera frère Qui effacera les traces de sang !" Je voudrai que l'on ne jette plus de pierres Sur l'épouse infidèle qui implore d'une prière L'amour, la jouissance ne sont pas des crimes Qui n'auraient droit de citer qu'a travers des rimes Que cesse la loi du plus fort sur le tendre Avant que le sable du désert se mélange aux cendres ! "Allah ! si tu m'entends Ne les laisse pas faire Brises nos chaînes et nos fers Pour qu'un jour le désert Deviennent un paradis sur terre Une oasis ou l'amour sera frère Qui effacera les traces de sang !" Je voudrai que chantent nos enfants Qui par nature sont innocents Et que les mères n'aient plus l'effroi des jours Qui arrivent porteurs de nuages lourds Aux présages mortels comme la mitraille Qui résonnent sur les champs de batailles ! "Allah ! si tu m'entends Ne les laisse pas faire Brises nos chaînes et nos fers Pour qu'un jour le désert Deviennent un paradis sur terre Une oasis ou l'amour sera frère Qui effacera toute trace de sang !" Je voudrai ne plus connaître la peur Qui bloque mon ventre et sème la terreur Ne plus entendre l'explosion des bombes Les cris de souffrance devant les tombes Oh ! vous combattants de tous bords Pensez aux mères qui pleurent devant les corps ! "Allah ! si tu m'entends Ne les laisse pas faire Brises nos chaînes et nos fers Pour qu'un jour le désert Deviennent un paradis sur terre Une oasis ou l'amour sera frère Qui effacera les traces de sang !" Je voudrai que les fusils se taisent Sur cette terre rougie comme une braise Que la haine ne brille plus dans les yeux Et disparaissent les larmes sur les joues des vieux Pour que sur cette terre de Palestine, un matin Juifs et Musulmans convergent vers le même chemin ! "Allah ! si tu m'entends Ne les laisse pas faire Brises nos chaînes et nos fers Pour qu'un jour le désert Deviennent un paradis sur terre Une oasis ou l'amour sera frère Qui effacera les traces de sang !" Jean Paul Villermé - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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