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Marguerite avait des doigts Qui faisaient de la musique Quand elle jouait sur moi De manière pudique 1 Elle jouait en rougissant Diabolique musicienne Y-avait le ton, y-avait l'accent Pour autant que je me souvienne Ca dura bien tout un été L'air était chaud la peau ardente Quand les greniers sont pleins de blé On fait l'amour quand ça nous chante 2 C'étaient des doigts de débutante De ceux qui n'ont jamais joué Sur la guitare de l'amante Ceux qui trébuchent mais sont doués C'était Mozart c'était Chopin Y-avait l'âme et la poésie On répétait jusqu'au matin Et puis on s' disait grand merci 3 Sa peau dorée était exquise Mon amour ressemblait aux pêches Je m'en gorgeais avec délices L'adolescente était si fraîche Bien inspirée et naturelle Elle joua cent fois l'amour Et celui-ci la rendit belle Toute de sucre et de velours 4 L'été fuyait à petits jours Ell' s'en alla comme l'été Resta la cendre de l'amour Mais le grand vent s'en est chargé Et quand il souffle maintenant Portant la cendre des passions La musicienne y joue dedans Le refrain de cette chanson : Marguerite avait des doigts Qui faisaient de la musique Quand elle jouait sur moi De manière pudique Elle jouait en rougissant Diabolique musicienne Y-avait le ton y-avait l'accent Pour autant que je me souvienne PETITES CAMPAGNES Tous droits réservés © COURDESSES http://aireduparolier.free.fr http://autoroutedelapoesie.free.fr COURDESSES - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |