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Je me souviens de l'odeur du matin Rosée mêlée de foin et de jasmin. Je me souviens du vol des goélands Dansant libres dans les vagues du vent. Du soleil caressant le sable blond A l'infini jusqu'à la tentation. Et moi, égarée dans cet univers, Je te regarde pleurer ta colère, Te débattre dans tes évidences Sans vouloir briser notre alliance. Je t'en prie, lèves les yeux vers le ciel, Regardes moi, écoutes, je t'appelle. Et quand dans ton souvenir obsédant Mon image s'efface tendrement, J'aimerais pouvoir arrêter le temps. Je ne suis plus que ton étoile filante. Je revois les rivières sauvages Traversant montagnes et villages. Je revois tous ces enfants innocents, Ignorants de la folie des géants, Se berçant du frisson de l'illusion, En attendant un nouvel horizon. Et moi, perdue autour de la terre Je te regarde, triste et amer, Te débattre de tes croyances, Survivre avec indifférence. Je t'en prie, lèves les yeux vers le ciel, Regardes moi, écoutes,je t'appelles. Et quand dans ton souvenir obsédant Mon image s'efface tendrement, J'aimerais pouvoir arrêter le temps. Je ne suis plus que ton étoile filante. Cathye Aubert - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |