CHANSON DE L'OPPRIME par Muriel Claisse


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Au dessus des marécages
Sur des terres isolées
L'oiseau déploie ses ailes larges
Et survole la vallée

Dans le silence qui glace
Les brumes enlacent
Quelques arbres tordus, fatigués
Les ombres des trépassés

Prisonniers de l'hiver sans fin
Sur les visages creusés
Par les sillons profonds du chagrin
Coulent les larmes salées

Les chants des enfants innocents
Qui transperçaient le ciel
Ont été balayés par les vents
Bien au-delà du soleil


Coulent dans mes veines
La liqueur de la vie
L'histoire de mon pays
La mémoire de toutes mes peines
Je connais très bien cette contrée
C'est celle où j'ai grandi
Celle où rien ne vit
C'est la terre des opprimés
C'est le terre des opprimés


Des armes forgées par nos mains
Ne reste que poussière
Ont disparu les hommes de bien
Etoiles dans l'univers

Les textes sacrés de nos pères
A l'aube de la vie
Qui guidaient nos pas vers la lumière
Ont été ensevelis

lorsqu'on ne partage plus le pain
Les tombeaux sont ouverts
Dans la bouche, le goût amer du vin
Devient le sang de nos frères

Un jour nous volerons la clé
La porte du destin
Et nous gagnerons la liberté
De choisir notre chemin


Coulent dans mes veines
La liqueur de la vie
L'histoire de mon pays
La mémoire de toutes mes peines
Je connais très bien cette contrée
C'est celle où j'ai grandi
Celle où rien ne vit
C'est la terre des opprimés
C'est le terre des opprimés

Muriel Claisse

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