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Dans une forêt de pins, sous un soleil lourd, Apparaissent soudain les jaunes contours D’une ancienne maison aux ouvertures béantes, Laissée sans raison aux caresses exigeantes Du mistral fougueux qui fit tomber des branches Sur un toit bien trop vieux, qui s’écroule et qui flanche. Ici aussi, les années ont passé A user, casser, tuer Ici aussi, tout est à recommencer… Sous la vigne vierge s’écaillent les murs, Des vieilles pierres émergent, rongées par l’usure. Dans le vide de la roche vivent des racines Qui s’tortillent et s’accrochent en veinures assassines. Des vieux meubles et gravas recouvrent le sol Parmi tout ce fatras, des bouteilles d’alcool. REF Dans le coin d’une pièce à peu près préservée, Les restes d’un feu qu’on laisse, preuve d’un moment passé Couché à l’abri des murs, sous un ciel étoilé, A fuir la torture d’un monde trop pressé ; Un litre de bière chaude à boire au goulot, Tandis que les flammes rondes réchauffent les vieux os. REF Dans cette ruine difforme, au milieu de nulle part, Ont vécu quelques hommes oubliés par l’Histoire. Des mains larges l’ont construite, dos courbés sous les charges ; Des phrases se sont dites et des rires d’enfants sages Ont fait vibrer les murs, pourquoi ont-ils cessé ? Ne reste que le murmure des herbes…caressées. Annick KIEFER - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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