François ARAGON Bio François Aragon


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Pour le reste, combien de chansons écrites ?
Je ne sais pas.
Combien de chansons conservées ?
Plusieurs centaines, regroupées dans deux recueils :
Amalgame et Pêle-Mêle.

Ecrire ...

Ecrire, c’est affronter la page blanche, subir à la fois l’appel et la peur du vide. Tout tient et me retient en ces mots.

Petits, certains cherchent à comprendre pourquoi le frigo fait du froid, comment le volant fait tourner les roues. Les plus masos cherchent à savoir si l’œuf est le père de la poule ou si la moule est la belle-sœur du bœuf. Moi, je me suis toujours deman
dé si la musique était la mère des mots, ou si les mots faisaient naître la musique. Comment naît une chanson ? D’où vient-elle ? Est-ce qu’elle se construit et comment ? Quelles sont les règles de construction ? A combien on y habite ? Ces questions rev
enaient sans cesse.

Absolument savoir. Pour le résoudre, commencer par poser le problème. D’abord, dresser un état précis de la situation, faire un constat préamiable. Voyons, mes chansons préférées, celles qui me suivent partout, que je ne perds jamais de vue ni d’ouïe, ce
lles qui sont pour moi l’alchimie parfaite de la musique et des mots, mes incontournables, allez disons les trois premières, le podium…

Au fait, ce serait quoi ce podium ?

La javanaise, Ma liberté, Ma plus belle histoire d’amour, ah … et Mistral Gagnant, heu, Avec le temps, Ne me quitte pas, Les Vieux, aussi, et puis Brassens … heu … tout Brassens, et puis toutes celles qui ne me viennent pas immédiatement à l’esprit … bre
f, pas assez de place sur ce podium … Mais bon, je fis ce constat, la statistique fut formelle : en tête de liste, des chansons écrites par des auteurs – compositeurs. Leur point commun, c’était ça. Alors ainsi, fallait savoir faire les deux, suivre les
deux parcours, ou bien, plus probablement, l’ensemble arrivait comme ça, d’un bloc, façon package, tout ficelé, d’où cette fusion parfaite … voilà, ça devait être une sorte de miracle : ça tombait tout cru tout cuit, comme du ciel, et comme un don de lui
.

Je ne pouvais être concerné, vu mon piètre talent musical, pour euphémiser velu.

Mais voilà, on ne choisit pas ! Et on ne résiste pas à l’appel de la page blanche. Hugh !

Les mots se pressent, s’imposent et se posent. Sans musique, c’est vrai, mais comme par miracle, ils trouvent parfois le bon rythme. Mais peu importe peu, le plaisir est surtout dans l’acte de faire, de disposer les mots comme les briques d’un mur, et de
le voir monter. Certaines sections sont mal agencées, mais d’autres assez correctes, pas trop ratées. On n’est jamais vraiment content de soi. On ne peut pas l’être, la question du résultat ne se pose même plus. Le seul but, le sens, c’est l’acte d’écri
re. Le bonheur est dans le trait. On ne peut donc pas s’arrêter, et le mur peut monter, il n’y a pas de plafond.

Ecrire pour le danger … l’amour de la page vide, aussi mystérieuse, attirante et vertigineuse qu’une plongée dans le plus profond canyon ou le plus beau canon, ou l’inverse.

Et pourtant …
Les mots de la chanson n’en sont que la moitié.

J’ai écrit cet alexandrin quelque part, et je ne regrette pas. Voilà une satisfaction : avoir écrit quelquefois, quelque part, quelque chose que je ne regrette pas.

Est-on jamais au bout du bonheur ? On sent qu’il en reste à prendre ici ou là. Et je ressens le manque de ces mots, je sais qu’ils sont amputés de moitié. Je l’ai trouvée, moi, ma moitié, alors pourquoi les en priver, même en public.

Pourquoi ?

La motivation est saine si la cause est juste, na ! La mienne est noble, quasi sacrée : je cours après l’autre moitié de mes chansons, pour habiller les mots à la morte saison.

Ma quête est peut-être la vôtre : la rencontre de la musique et des mots. Si tel est le cas, vous ne vous êtes pas trompé d’adresse.

Je ne suis pas pressé, je n’ai aucune ambition, pas de vils desseins, pas de starmania, pas de plan de carrière, je préfère les plantes grasses. J’écris sans arrière-pensée. Entre nous, j’ai passé l’âge des urgences et des nécessités. Non, je veux juste
vivre encore ça, la fusion, si possible.

La fusion, elle peut venir d’autres formes d’échanges. C’est pourquoi les mots, je les distille aussi au petit bonheur aux bons soins de la nébuleuse araignée de la toile virtuelle. Et paf, un texte plait, une chanson se fait, je la découvre, l’assimile,
je n’en reviens pas … j’y reste. L’émotion est de taille, la chair est de poule. Les mots se sont animés, ont vu leur force décupler.

Une chanson ! Elle est là, elle existe. Mieux, elle tient.

Voici donc le but de mes mots. Quand j’aligne la prose sur un style roman, je perds sans cesse, je le sens, le sens de la formule, et quand je poétise, c’est pareil, je vagabonde, je vadrouille, j’en oublie l’estocade, la touche directe au cœur, alors tê
tu, je titille, je tâtonne autour. Non, LE truc, avec ses cassures, sa liberté, ses contraintes aussi, mon truc, mon créneau et mon credo, c’est bien la chanson, ce me semble. Grave !

Et c’est possible. D’ailleurs, à y regarder d un peu plus près, auteur – compositeur d’accord, certes, mais Souchon et Voulzy, qu’est-ce qu’on en fait ? Aragon et Ferrat, hein ? Que serais-je sans eux ?
Et Prévert et Kosma, des fois, ce serait-y pas de la fusion parfaite des fois, Prévert et Kosma ? Et Stone et Charden, hein, même si l’exemple peut paraître hasardeux, enfin, quand même, franchement, qu’est-ce qu’on en a fait au fait de Stone and Charden
, damned ?

Re-paf, d’autres textes, d’autres chansons, et les bonheurs se multiplient. Et puis des surprises aussi. Une incompréhension ici, un contresens là, un truc pas clairement identifié qui fait que la fusion n’a pas eu lieu, n’aura jamais lieu, et les deux c
ohabiteront, sans plus, sans possibilité de rafistolage. On ne bricole pas une chanson : elle vit ou part à l’oubli. Des fois, c’est la faute des mots. L’auteur en tombe (de sa hauteur) et se prend une bonne grosse claque. La mélodie est belle, pourtant


On se dit que finalement, ceux-là, on regrette de les avoir écrits.
Le mur s’effondre, l’édifice dégringole. Fragile, une chanson !

Mais des fois, le bonheur augmente encore. Le miracle opère la fusion. Les mots prennent tout leur sens, et sont portés bien au-delà. Une sorte de coup de fouet, de coup de pied au cœur, le tout assorti d’une bonne purge … bref, un nouveau souffle.

Telle est ma quête : la deuxième vie des mots.

Quand on a quelque chose à se dire
On devrait plus souvent se l écrire ...

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