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Je ne suis qu’un enfant, ô mon Dieu, Pourtant je ne sais ce qu’on me veut : Ma mère me bat, mon père boit, Et il me faut croire en votre foi ? Dimanche jour sacré de l’église, Je pleure à la vie, à votre emprise ! Tous les autres jours de la semaine Je pleure à votre éducation saine ! Il me faut croire en qui, croire en quoi, Pour que je ne dises plus : pourquoi ? Enfin adolescent ô mon Dieu, Mon cœur se froisse de mieux en mieux : J’entends crier la voix d’un ami Qui ne veut penser perdre la vie ! Et qui maudit tout bas ce visage Grave : c’est le curé du village ! Je pleurerai toute ma pensée A ceux que la croyance offensait ! Il me faut croire en qui, croire en quoi, Pour que je ne dises plus : pourquoi ? Quand je serai adulte, ô mon Dieu, Prêt à suivre le chemin radieux Que vous nous avez promis prochain, Que penserai-je de ces humains Cachés dans de profondes cellules ? Est-ce votre foi qui les stimule ? Je veux pleurer cette bannière Qu’est la liberté prisonnière ! Il me faut croire en qui, croire en quoi, Pour que je ne dises plus : pourquoi ? Ridé c’est mon futur ô mon Dieu, A souffrir mon corps trop douloureux ! A souffrir chaque jour d’une messe La voix de l’hypocrite promesse. A souffrir dans chaque partition La note aiguë de la confession ; Et à souffrir le dernier voyage D’un compagnon mort de son vieil âge ! Il me faut croire en quoi, croire en qui, Pour que je ne dises plus : pour Qui ? Pierre BRANDAO - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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