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A QUI LE TOUR? C'est tous en été Que la mort vous a fauchés, Que la vie vous a quittés, Que vous nous avez abandonnés à jamais. A vous mes amis Trop vite partis, Je veux dédier ces quelques vers, Vous qui me dites chaque jour: "Bientôt peut-être, ce sera ton tour". Tu jouais au foot avec tes copains, Sans imaginer que tapie dans son coin, Elle te guettait. Tu courrais, cheveux au vent, riant aux éclats, Quand Elle s'est dressée en face de toi. Elle avait laissé traîner comme par hasard Une pierre qui t'a transpercé le foie. C'est tous en été Que la mort vous a fauchés, Que la vie vous a quittés, Que vous nous avez abandonnés à jamais. A vous mes amis Trop vite partis, Je veux dédier ces quelques vers, Vous qui me dites chaque jour: "Bientôt peut-être, ce sera ton tour". Vous rouliez sur une route ensoleillée, La chaleur vous pressait d'arriver Jusqu'à ce coin de rivière ombragé. C'est lui qui L'a vue le premier. Il a lâché le volant, Fini sa route contre un platane, Tes longs cheveux d'or tâchés de sang. C'est tous en été Que la mort vous a fauchés, Que la vie vous a quittés, Que vous nous avez abandonnés à jamais. A vous mes amis Trop vite partis, Je veux dédier ces quelques vers, Vous qui me dites chaque jour: "Bientôt peut-être, ce sera ton tour". Tu allais fêter ta victoire, Tu avais encore gagné ce combat avec gloire. Tu souriais déjà à l'idée De toutes ces filles qui t'attendaient… Mais c'était sans compter sur Celle Qui avait mis sur ton chemin Ce maudit chat noir que tu as voulu éviter Puis ce choc qui t'a brisé les reins. C'est tous en été Que la mort vous a fauchés, Que la vie vous a quittés, Que vous nous avez abandonnés à jamais. A vous mes amis Trop vite partis, Je veux dédier ces quelques vers, Vous qui me dites chaque jour: "Bientôt peut-être, ce sera ton tour". Pour une fois tu n'étais pas pressée, Tu roulais tranquillement à bicyclette. Tu ne l'as même pas entendu arriver, Lui était en train de changer de cassette. Il avait quitté la route des yeux, Juste le temps qu'il fallait Pour qu'Elle t'envoie vers d'autres cieux, Lorsqu'il t'a percutée. C'est tous en été Que la mort vous a fauchés, Que la vie vous a quittés, Que vous nous avez abandonnés à jamais. A vous mes amis Trop vite partis, Je veux dédier ces quelques vers, Vous qui me dites chaque jour: "Bientôt peut-être, ce sera ton tour". Incorrigible, tu conduisais comme toujours: Trop vite, saoul et drogué, Quand tu es arrivé à ce carrefour Où Elle t'a rattrapé. Cela faisait trop longtemps Que tu jouais avec la Mort, Ce jour-là pas de chance, Elle a été la plus forte. C'est tous en été Que la mort vous a fauchés, Que la vie vous a quittés, Que vous nous avez abandonnés à jamais. A vous mes amis Trop vite partis, Je veux dédier ces quelques vers, Vous qui me dites chaque jour: "Bientôt peut-être ce sera ton tour". Sur ta moto tu as abordé ce tournant, Un peu vite évidemment, Mais tu ne pouvais pas te douter Qu'Elle avait arrêté un de ces instruments Et qu'il t'attendait. Quand tu l'as vu, il était trop tard, Tu t'es enfoncé dans le noir De cette profonde nuit dérisoire. C'est tous en été Que la mort vous a fauchés, Que la vie vous a quittés, Que vous nous avez abandonnés à jamais. A vous mes amis Trop vite partis, Je veux dédier ces quelques vers, Vous qui me dites chaque jour: "Bientôt peut-être, ce sera ton tour". Virginie Marino - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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