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Je sens l'odeur des chevaux Du coup mon coeur vacille Je sens la bile me monter au cerveau Mon nez absorbe tous les relents âcres de ma peau Touts les éffluves montants de ces cachots puant Suintants,ruisselants la vermine Ma tête explose,ma tête fond Privée de l'adrénaline qui régule la pression De mes artères engluées Pleines de mon sang qui afflue sous mes tempes Qui laboure mes veines,qui joue du tambour Dans un mouvement,un battement Incessant,insolent,lancinant Jusque à mon aliénation J'entend le bruit des bottes,monter les escaliers Quatre à quatre d'un pas pressé Qui se rapproche progressivement De plus en plus sourd,de plus en plus lourd D'un coup je n'entends plus rien Qu'un silence qu'on étrangle pour qu'il puisse durer l'éternité Puis un petit bruit de métal qui s'entrechoque Commeun enfant qui joue du triangle Mais il est troptard Les verrous sautent un a un On enlève mes sangles Il n'y a plus d'équivoques Il est l'heure me dit-on P.BERTRAND Pascal Bertrand - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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