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7 J’aime rouler la nuit, au mois d’août Seul maître à bord de ce vaisseau , Fendant l’espace, qu’est mon auto ; Vitres baissées , l’air est chaud , Petit moment de plaisir solitaire , D’une fugue mineure et interstellaire . J’aime les routes du mois d’août, La nuit , le calme , après le fou , Des transhumances diurnes . Dans cette paix douce et nocturne , Qu’il est bon de glisser dans le film, Qui derrière le pare brise, défile . J’aime, les routes la nuit, les déserts , Les ciels d ’été , l’horizon de la mer ; Ces petits bouts d’éternité facile , Pour oublier que la vie est fragile. J’aime la saveur de ces moments , Prenant le temps , De voler du temps au temps. J’aime lors des nuits automobiles , Aborder les lumières des villes, Comme un havre ; jazz de l’auto radio , Croiser doucement , traverser Bordeaux, Et la Garonne endormie, Sur un air de Miles Davis , La nuit est belle ,demain sera chaud. J’aime rouler la nuit, au mois d’août Seul maître à bord de ce vaisseau , Fendant l’espace, qu’est mon auto ; Vitres baissées , l’air est chaud , Petit moment de plaisir solitaire , D’une fugue mineure et interstellaire. Claude Meslier - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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