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Je ne supporte pas les autres Leur absurdie, leur cinéma Cette façon de pointer la faute Et les grands cris des fiers-à-bras Qui chamboulent mon microclimat Cette façon de pointer la faute Toujours à l’affût, assidus Avec le pain du bon apôtre Dans des formules à trois écus Du style « On t’aura prévenue » Gardez vos vies dans vos tiroirs Et vos manies dans vos manoirs Vos étincelles pour vos plumards Et vos poignards en vos cafards Eteignez-moi ce tintamarre Et puis surtout dans vos espoirs Ne me cherchez pas l’oiseau rare Ne me cherchez pas l’oiseau rare Je ne supporte pas cet autre Qui me regarde et qui m’attend Qui me poursuit dans l’Hexagone Qui se prend pour mon confident Avec ses grands yeux d’accident Il me poursuit dans l’Hexagone Il me poursuit à travers champs Avec son bec de pélican C’est le fléau le phlébotome Le cœur coulant tout débordant Gardez vos tares dans vos tiroirs Et vos câlins de calamar Gardez vos mains vos accessoires Et vos bisous et vos bobards Gardez vos plaies dans vos plumards Vous pouvez voler comme Icare Je n’ai que faire de l’oiseau rare Je n’ai que faire de l’oiseau rare Je veux des humains de plastique Qui n'auraient pas les maladies De tous les humains organiques Je veux des humains mécaniques Aux yeux de bleu pur synthétique Je veux des humains fantastiques De la lumière dans ma boutique Gardez vos tares dans vos tiroirs Et vos câlins de calamar Gardez vos mains vos accessoires Et vos bisous et vos bobards Gardez vos plaies dans vos plumards Vous pouvez voler comme Icare Je n’ai que faire de l’oiseau rare Je n’ai que faire de l’oiseau rare Jean-François Pollet texte protégé Jean-François Pollet - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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