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Les gens de plume sont de saison Amas de mots dans ma maison Ombre sanguine et le fusain Montmartre a veillé son matin Les sans le sou, les liens du vin Les gens de tout, les gens de rien Ceux de ma butte qui sans raison Tournent la butte en un refrain Têtes enivrées aux ongles noirs La gueule chargée du désespoir Lentement glissent et puis s'afessent Pour plus de rires que de tristesse Avides de rimes et de caresses Lèvres mutines de leurs abesses Les coudes et la peur au comptoir Le Sacré-cœur sonne leur messe Oubli chéri des amoureux Tous leurs corps sombres sont poreux Comme l'est le cœur de la buttée Carrières et passages oubliés Pauvres diables sous l'escalier Filles de joie, vilains garçons Ceux de ma rue qui sans raison Sifflent la butte et la chanson Le chat alangui de paresse Pour lui ailleurs n'existe pas Se rit des loups, de la détresse En sa demeure il n'y en a pas Les gens de plume et de saison Livrent la prose sans apparat Se meurent la rue et ma maison Car aucun d'eux n'en reviendra "Tous droits réservés par Mr Yohann Marsollier" Yohann Marsollier - commentaires : Ajouter votre avis site : Accueil CHANSONS - CONTACT CHANSONS |
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