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La rose de Pauillac Nous voguons en silence, une mer d’un bleue céleste câline et maternelle, nous berce d’illusion familière et charnelle, ses vagues sans prétention nous inspirent confiance, nous incitent à la sieste Ton allure poussive nous fait vite regretter la caresse de la bise dans tes voiles faseyantes d’une humeur déjà grise dans cette mer peu saillante plutôt compréhensive, tu maudis sans pitié Ce souffle bien timide et son air emprunté le génois goguenard, tu snobes la torpeur de cette mare à canards ou vrombissent les moteurs dans cette soupe insipide aux parfums errintés. Le ciel soudain haineux te regarde d’un sale œil nous crache à la figure une vague violette la barre devient dure, le vent se fait tempête tu atteints les sept nœuds, les voiles gonflée d’orgueil Mais la mer folle de rage qui martelle ta coque alors déchaîne sa houle te gitant sur le flanc sous les coups qui te saoulent et coupe ton élan elle contraint l’équipage au changement de foc Tu repars sans effort, les voiles bordées à souhait en lofant de plaisir au milieu des embruns partageant le désir de fuir les premiers grains nous filons vers le port d’écume éclaboussé Ecirbaf Nomlas - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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