sur le bord de la route par Ecirbaf Nomlas
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Sur le bord de la route

Ils t’avaient planté là, sur le bord de la route
puis ils étaient partis sans même se retourner.
Ils t’avaient planté là au milieu du mois d’août
le cœur à peine meurtrit, de t’avoir condamné

A vivre sur le pavé comme un tapis usé
tu les embarrassais alors ils t’ont jeté.
Tu pouvais bien crever, eux allaient s’amuser.
Les voitures qui passaient ne voulaient s’arrêter

Personne n’avait pitié, tous étaient trop pressés
de plonger dans l’eau clair, au milieu du mazout
pour pouvoir s’arrêter afin de ramasser
une pauvre grand-mère sur le bord de la route.




Ecirbaf Nomlas

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modifié octobre 2008