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L’EDUCATION SEXUELLE Aux repas des aïeux les dimanches de fête Polisson de nature à l’heure du dessert Médor m’avertissait à l’heure de notre fête Sous la table de ferme l’extra était ouvert Il aimait à glaner brave chien de domaine Quelques miettes en vadrouille pour lui abandonnées Mais notre friandise notre joie notre aubaine C’est lors qu’à quatre pattes nous relevions le nez Pardonnez-moi jeunes pucelles Bien avant l’age puberté Mon éducation sexuelle A genoux je l’ai commencée C’est grand-mère qui ouvrait ce spectacle d’extase Bas de laine roulés jusqu’à demi cuisseaux Précédent la blancheur d’un bon millier d’extases Entonnées dans le noir à l’heure du repos Grand-père à ses côtés arborait une panse Qu’un pantalon meurtri peinait à soutenir L’entrejambe taché prostate débandante Relique en perdition trahison du désir Pardonnez-moi jeunes pucelles De m’être si tôt déluré Mais pour monter au septième ciel Sexuellement faut s’initier Les cotillons froissés par la main indiscrète De tonton enivré fouillant sous les jupons Dans le désordre en feu de tante Louisette Dévoilaient à nos yeux deux solides jambons Ce cochon déchaîné taquinait Margueritte Sa maîtresse dodue gloussante de volupté Bourrelets empilés cauchemars érotiques Obstruant une grotte perdue dans la forêt Pardonnez-moi jeunes pucelles J’étais mignon j’allais pêcher Sous la table était mon bordel Vos collants étaient mon vivier La soutane agitée du frère séminariste Marionnette animée exempte de ficelles Moignon désordonné vestige unijambiste Suivait sa sœur jumelle siamoise artificielle Une ancêtre apeurée serrait ses deux guiboles Fortifiant un blindage par les ans endurci Un fantôme oublié au fond d’une geôle Imprenable donjon soudé par un panti Pardonnez-moi jeunes pucelles De m’être senti attiré Si jeune par la bagatelle Il n' y a pas d’age pour débuter La croupe dandinante de Fifi la coquette Les attributs en deuil les fesses tourmentées Priait jambes croisées sur des prunes défaites Supplice de jeunesse aux appas torturés Adrien vieux garçon frustré de la braguette Offrait une ouverture un temple à tous les vents Espérant d’aventure qu’une main indiscrète Passerait soulager cet ancien monument Pardonnez-moi jeunes pucelles D’avoir au pied des tabourets Pris des vessies pour des lanternes A dix ans faut bien s’éclairer Mais l’offrande divine récompense suprême C’est au pied de Marie jeune fleur boutonnée Que Médor de son poil caressait Madeleine Et nous restions tous deux figés ensorcelés Elle cachait un trésor une toison mystère Un diamant au soleil éclatant de vertu Et nous bavions heureux devant cette éphémère Sa culotte oubliée fredaine inattendue Pardonnez-moi jeunes pucelles J’ai trahi votre intimité J’en rougi d’avoir c’est cruel Espionner cet ardent secret Aux repas des aïeux les dimanches de fête Polissons de nature à l’heure du dessert Avec Médor le chien nous finissions la fête Sous la table de ferme était notre prière Nous avons à genoux admiré des images Interdites aux enfants mais j’irai à confesse Et là dans le parloir le curé d’un autre âge Rêvera de desserts de péchés de diablesses Pardonnez-moi jeunes pucelles Je tenais à vous remercier Mon éducation sexuelle C’était bien mieux qu’à la télé J.FONTENEAU - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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