La raison du plus fort par Clotaire
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Je me souviens du sourire des enfants.
Je me souviens du rire des enfants.
Je me souviens d'un manége d'autrefois.
De la ronde d'infatigables chevaux de bois.
Aujourd'hui, nos manèges s'envolent.
Dans d'interminables courses folles.
Pour ne pas entendre la détresse des bébés phoques.
Pour ne pas écouter les cris de notre époque.
A tort, ou à raison, on monte le son.
On monte le son, à tort ou à raison.
Sans Mona Lisa, est-ce que Léonard de Vinci.
Aurait put imaginer notre monde ainsi.
S'il n'avait pas vu le sourire de la Joconde
Aurait-il put imaginer, un jour, autant de bombes.
Pour ne pas entendre la détresse des bébés phoques.
Pour ne pas écouter les cris de notre époque.
A tort, ou à raison, on monte le son.
On monte le son, à tort ou à raison.
Nos robots nous construisent des prisons.
Leurs manèges nous emportent vers de nouveaux horizons.
Toujours plus vite, plus haut, toujours plus de sensations.
Pour briser le miroir de la réalité, on s'enferme dans des bulles de savon.
Et, à tort, ou à raison, on monte le son.
On monte le son, à tort, ou à raison.
Pour ne plus écouter les cris de notre époque.
Pour ne plus entendre la détresse des bébés phoques.
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Clotaire

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modifié octobre 2008