L'homme des villes et l'arbre par Freresmaax
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Bleu d’azur dans le noir de tes yeux
Se promène au hasard d’un trottoir
J’étais là dans ta rue ta banlieue
Où il fait déjà trop tard

J’imagine le feu d’la Saint Jean
Animant le dessin des cités
La joie de tout’s ces petites gens
Dire bonjour à l’été

Du goudron ravagé par les fleurs
Des télés qu’on regarde dans le ciel
Quand la nuit programmée en couleur
Offre ses étoiles de miel

Des guirlandes de Noël imprévu
Sur le pas de ta porte entrouverte
Même si tu ne m’as jamais vu
Ta demeure m’est offerte

Les assiettes sont mises pour la terre
Et la terre partage son pain
Tout cela sans miracle sans mystère
On peut tous manger sans faim

Des violettes que je vire sur ton compte
En échange d’un baiser tendre et sage
Les banquiers enfin qui s’rendent compte
Que les valeurs ça s’partage

Des rêves partis en téléphériques
Un réveil qui te dit rendors-toi
Là-bas sur un périph féerique
Où Morgane t’ouvre ses bras

Des oiseaux sans cage d’escaliers
Qui survolent et chantent à pleine voix
Comme s’ils voulaient réconcilier
L’homme des villes et l’arbre des bois

Maxime Pissane

Freresmaax

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modifié octobre 2008