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J’ai pris une route secondaire J’avais du mal, je manquai d’air Fallait qu’je change de fascicule Le mien tournait au ridicule A défaut de changer mon nom J’voulais laisser mes opinions De celles qui collent dans la mémoire Refaire ce monde quand il fait noir Partir de rien à tout casser Et mettre dehors tous ces planqués. J’ai pris une route secondaire Tout droit devant, à fond derrière Je finissais par être minable De ne jamais passer à table A maudire Dieu dans les troquets A coup de d’mis et d’perroquets J’étais le juge ou bien parti De mes querelles sans alibis Aux maux de tête tous les lendemains J’me faisais pas que de copains. J’ai pris une route secondaire Y’a qu’la honte qui n’a pas de mère Et j’ai fini par tout comprendre Partir à point pour pas attendre Tendre le bras pour mieux doubler Et s’il le faut, le faire pousser Il ne faut pas que j’y reviens Monde merdique pour vie de chien Terminés tous mes longs discours Y’a bien longtemps qu’j’en ai fais l’tour. J’ai pris une route secondaire Là ou y’a plus grand-chose à faire S’la couler douce, fermer sa gueule Y’a du trimard pour ceux qui veulent Juste à attendre les fins de mois Joindre les deux bouts quand il y’en a J’ai fais le choix j’suis formaté Toutes mes révoltes, j’les ai planquées J’sortirais mes bons anonymes Quand il f’ra jour pour la déprime. Alain GUERIN - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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