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Il est parti si tôt et seul, Pour une aussi longue nuit. A l'ombre fraiche d'un tilleul Qu'on appelle un paradis. Sans vraiment, Nous faire un adieu, Le temps lui a failli. Sans, Dans le regard des yeux Lui dire que lui aussi. Haut, là-haut Les oiseaux ont leurs nids. Haut, là-haut Que personne les oubli. Il est parti très vite et loin Vers le mont des infinis, Au carrefour des longs chemins Qui se croisent en fin de vie. Sans vraiment, Pouvoir nous dire un mot, Un geste aurait suffi. Sans, En caressant sa peau, Lui dire que lui aussi. Haut, là-haut Les Dieux sont ses amis. Haut, là-haut Que tous les saints les prient. Il est parti sans un murmure, Au pays du silence d'or. Dans un carré de verdure, Ou reposent tous les morts. Sans vraiment, Nous dire ou il allait, Il n'a point fait de bruit. Sans, Pour qu'il parte en paix, Lui dire que lui aussi. Haut, là-haut Ses jours seront sans nuit. Haut, là-haut Les nords sont à midi. Haut, là-haut Les oiseaux ont leurs nids. Haut, là-haut Que personne les oubli. Haut, là-haut Les Dieux sont ses amis. Haut, là-haut Que tous les saints les prient.... Alain GUERIN - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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