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Hôtel de charme C’était un p’tit hôtel de charme Aux murs couverts de vigne vierge Avec des chambres rose parme Juste au-dessus de l’auberge C’était un p’tit hôtel charmant Aux murs couverts de vigne rousse On y venait fidèlement Y passer les nuits les plus douces On s’y rendait en fin de mois Quand on avait touché la paye C’était un peu comme un chez soi Que l’on aurait quitté la veille On y allait pour faire la fête Et s’accorder quelque folie Y’avait mêm’ une entrée discrète Pour les soirs de mélancolie On s’y retrouvait entre amis Dans une vraie complicité On y croisait ses ennemis Dans une belle duplicité On y voyait de grands commis Défendre la laïcité Et faire de joyeux compromis Avec le bénédicité C’était pas une académie Avec grenouilles de bénitier On y mangeait du pain bénit Et des p’tits œufs au coquetier On y consommait des demis Ou du vin tiré du cellier C’était pas d’la gastronomie Mais qu’il était bon le gibier C’était un p’tit hôtel de charme Avec des bouquets et des cierges Les filles qui y vendaient leurs charmes N’sortaient pas de la forêt, vierges C’était un p’tit hôtel marchand Où l’on venait manger sur le pouce On y passait de bons moments Dans les bras d’une fausse rousse On s’y rendait en fin de mois Pour flamber nos économies On avait l’embarras du choix Pour des leçons d’anatomie On y allait pour faire l’amour Et on se gorgeait d’illusion Quand on accordait libre cours A notre besoin d’effusions On s’y retrouvait entre amis Pour quelque soirée agitée On y baisait ses ennemis En prenant les plus convoitées Je me souviens d’une Noémie Qui était toujours sollicitée Et dispensait en pandémie Un parfum de félicité C’était comme une Académie Où l’on venait pour s’initier On y trouvait des culs bénits De la brioche de pâtissier On y consommait des demies Des vénustés d’un blanc glacier C’était de la vraie gastronomie Mêm’ si on faisait office de gibier C’était un p’tit hôtel de charme Aux murs couverts de vigne vierge Quand on faisait un peu de vacarme On entendait gronder Monsieur Serge C’était un p’tit hôtel charmant Aux murs couverts de vigne rousse On y venait fidèlement Y passer les nuits les plus douces C’était un p’tit hôtel de charme Aux murs couverts de vigne vierge Jusqu’à ce qu’une nuit les gendarmes Fassent une descente dans l’auberge Ca a fait un sacré vacarme Quand ils ont arrêté le beau Serge C’était un p’tit hôtel de charme Aux murs couverts de vigne vierge On a tous versé une larme Quand on a vu fermer l’auberge C’était un p’tit hôtel de charme Aux murs couverts de vigne vierge C’était un p’tit hôtel de charme Où tant de souvenirs convergent Michel Gouaud - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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