|
A quelques encablures Ce serait faire injure Du port de Saint-Tropez, De ne pas caresser Je sais une échancrure Sa blonde chevelure Où il fait bon glisser. Savamment étalée. Qui sait la découvrir Elle est prête à s’offrir A la fin de l’été A la fin de l’été, Aura moins à souffrir A vous faire rougir D’avoir à partager. Sur le sable doré. Un ciel immaculé Mais tout peut basculer Où le regard se noie, Si le vent s’y emploie, Des demeures cachées Il joue à arracher Sous les pins parasols, D’impudents parasols, Des massifs panachés Jolis ballons lâchés Jouant les couvre sol, Qui prennent leur envol Tout semble jugulé Avant de se ficher Et sauvage à la fois. Près d’un vieux rabat-joie. La colline se penche Quand le mistral se lève Silencieuse cascade, La mer tremble de joie Elle joue et s’épanche Et vient par vagues brèves Dans tous les tons de jade. Reprendre tous ses droits. De blancs oiseaux s’élancent Elle aime à se nourrir Joyeuse bousculade, Aux blocs déchiquetés, Et leur subtile danse Et feint de s’attendrir Prend des airs de parade. Pour mieux les lacérer. Ils viennent se frotter Pas question d’affronter A une mer soyeuse, Ces lames capricieuses, Et semblent nous guider D’essayer de dompter Vers cette baie précieuse. La belle coléreuse. Quelques roches érodées, Faut juste célébrer Tout en courbes pulpeuses, La noria fastueuse Ont le parfum iodé De ces bleus fragmentés De leur belle amoureuse. En ondes mystérieuses. C’est un coin de Seychelles, C’est un coin de Seychelles, C’est un bout de Maldives, C’est un bout de Maldives, Une anse naturelle, Une pulsion charnelle, Une mer adoptive. Une mer abusive. C’est un cœur de lagon C’est un jeu d’émotions, Blotti dans la verdure, Un livre d’aventures, Un havre d’effusion La violente passion Offert aux âmes pures. Avant la déchirure. C’est un tendre pardon C’est une compulsion Soufflé dans un murmure, Jusqu’à la démesure, Théâtre d’abandon Furieuse émanation Servi par la nature. De puissances obscures. Que c’est bon, Que c’est bon, Que c’est bon, Que c’est bon, De se laisser aller De se laisser griser Plage de l’Escalet. Plage de l’Escalet. Que c’est bon, Que c’est bon, Que c’est bon, Que c’est bon De se laisser aller De se laisser griser Plage de l’Escalet. Plage de l’Escalet. Michel Gouaud - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
Thème
Temps (le) |