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La nuit, tous les chats se ressemblent Lily connaît bien son métier Y’a les habitués, les passants du quartier Et puis les bourgeois Même l’épicier de la rue des Lilas Lily rallume une gauloise Le ciel se prépare au printemps Métro Miromesnil, elle attend son Emile Sous les réverbères Sur les trottoirs du Paris d’après-guerre Profitez-en 500 la passe Pour la nuit que vous n’oublierez jamais J’écoute les hommes qui parlent à voix basse Les corps perdus et les coeurs fatigués La vie, tous les jours se ressemblent Lily a trente ans de métier Les clients sont rares, elle recompte les pourboires A la fin du mois Pour le loyer de la rue des Lilas Le ciel se prépare à l’automne Lily sort e la pharmacie Il y a des rumeurs il paraît qu’on en meurt Il fait mauvaise temps Sur les trottoirs du Paris de Mitterand Profitez-en 200 la passe A ce prix-là c’est de l’amour bradé J’écoute les hommes qui parlent à ma place Les corps perdus et les coeurs fatigués Il y a des rumeurs il paraît qu’on en meurt Ailleurs comme ici Sur les trottoirs du Paris d’aujourd’hui Profitez-en avant que je passe Un petit quart d’heure pour une éternité Ecoutez mon âme qui parle à voix basse Mon corps perdu et mon coeur fatigué, fatigué SACEM 2005 Christine Davi - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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