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C'est au sommet d'une colline Que j'ai un beau jour pris racine Et d'ici la ville je domine Du haut de ma verte colline. J'ai vu passer des vies entières En contemplant cette fourmilière, J'ai vu des enfants être pères Et leurs enfants être grands-pères. C'est pourquoi, malgré mon jeune âge, On me nomme toujours au village "Le vieux chêne". Les enfants viennent se balancer A mes branches les plus élevées, Autour de moi ils aiment jouer Et dans mon ombre se reposer, Et lorsqu'arrive le printemps La plus douce de toutes les saisons Les romantiques adolescents Gravent leurs initiales sur mon tronc. Même s'il semble parfois que je saigne Seule la sève coule dans les veines Du vieux chêne. Je vois défiler les saisons De floraison en floraison Toujours passent les générations, Pour un arbre le temps est plus long. Et passent des années, des centaines, Sur la colline toujours règne Le vieux chêne. Irène SOROLLA - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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