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T'as les mots qui racolent sur une gueule d'inventaire. Tout en haut sous ton front dans tes yeux d'acajous. Qu'on dirait qu't'as fouillé dans l'tiroir à colères Qu'on dirait qu't'es tombé d'un nuage à genoux C'est la rime qui t'efface dans tes nuits de lumières Sous la lampe à déprime quand t'arrives contre jour Qu'on dirait qu't'as vendu des visages de misère Pour du vent qu'on imprime sur papier de velours Avec plein ton chapeau, avec plein ta vitrine. Plein tes rêves d'insensés, pour un coin dans ton cœur. Quand ta voix pour casser fait sa rime assassine. Face à tant d'éventails face aux pleurs pour des leurres. Dans tes planques halogènes au plancher trop chauffant. Quand tes mains te retiennent des claviers trop grinçants. À fouiller dans ta lettre les humeurs dans ta veine. À nous tendre des miettes à nous tendre du vent. Dans ta langue sans faux-pas découpée de rancunes. Dissipant des senteurs des couleurs du plein ciel. L'aube grise des pleurs ou tes yeux se consument. Aux visions camouflées sur fins fonds d'aquarelles. T'es du bluff pardonné du brillant dans ton ventre. Pour tes yeux parsemés de pépites aux éclats. Pour ton bec azuré des ivresses des encres. Pour ta mine crève-coeur à la tête des rois. T'as l'cheveux Rock n'roll et ta danse de derviche. T'as du rêve maquillé des faux airs du printemps. T'es du poil à gratter qu'a bouffé du caniche. À toujours rechercher dans la Rose des vents. C'est la clope que t'oublies en fumées de prières. C'est l'amour qu'a jauni des absences et de toi C'est la trace dans tes lignes qu'ont fait l'tour de la terre Poursuivant ton nuage à demeure sous un toit T'es la mer bavarde quand les mauves chavirent Comme un cri qu'on effleure les matins rouges sang Des goélands au ressac où les gueules transpirent Où tu chantes les heurts au plus clair de tes dents À saper du kaki dans tes vertes rengaines. À défendre ta plume il faut bien que tu vives. À la Une à la haine ton drapeau pour les cons. Brancardier dans tes veines comme coule l'eau vive. Aux syllabes noyées et la mort en sourdine Aux satires de l'ode dans ses sables mourants Au bastringue de Berlioz… d'Ophélie sa copine T'as la gueul' du hasard à croquer du carcan T'es pas toi, tu t’consoles T'es tout l'monde et pourtant On dirait qu't'es poète, t'es du rêve qui fout le camp http://www.parolier.ht.st/ le.parolier@laposte.net Port : 06 60 11 53 47 Jacques Gourvennec - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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