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La chandelle On était deux beaux boutonneux A la voix grêle et chevrotante Un p’tit duo d’enfant de chœur Avec circonstances aggravantes Une seule idée pour deux pensées Un seul avenir qui valait le coup Toucher du doigt la panacée : Embrasser les filles dans le cou Mais sur les bancs de nos amours C’est moi qui tenait la chandelle Corrigez moi si je me gourre J’ai pas roulé tellement de pelles Moi les galoches, moi les patins, J’n’en ai qu’une science de surface Mais j’ai bien connu l’air crétin Qu’on a quand deux amants s’embrassent Moi, mes mains moites dans les poches Je caressais le rêve louche D’avoir même avec une fille moche Un rendez-vous avec sa bouche Mais au lieu de ça j’tenais bien haut Le chandelier de leurs émois Et les passants un peu salauds S’amusaient de moi en tapinois C’était une spécialité Et tout le monde me réclamait Pour tenir le rôle du chevet Dans leurs petits duos mouillés Sauf les filles ça va de soi Qui n’aiment pas les sentinelles Et leur préfère au moins cent fois Ceux qui savent rouler les gamelles Depuis j’ai soufflé les bougies De la chandelle et de mes années Et si j’accompagne un ami Ce n’est jamais pour l’éclairer RG Rod Gayrard - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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confession |