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De mémoire Je me souviens D’une chanson triste Qui racontait la vie de la jolie trapéziste Il s’en fallut Presque d’un cheveu Qu’elle ne tomba dans les bras de son amoureux Mais la vie c’est comme ça La trapéziste ne s’en releva pas J’ai dans l’oreille La complainte du peintre Peinait en bâtiment et n’avait ni dieu ni maître Sur son tatouage En lettres de lave On lisait plutôt mourir que de vivre en esclave Mais bon, voilà, c’est la vie qui veut ça Le peintre en bâtiment ne s’en releva pas Je connais aussi Le poème laborieux D’un poète à mi-temps à l’âme coupée en deux Compter des pieds Il en avait soupé Ce qu’il voulait compter c’était de la monnaie Mais la vie ne le voit pas de cet œil là Le petit poète ne s’en releva pas On m’a chanté L’histoire d’une erreur L’histoire du pandore qui se voulait instituteur Lui qui n’aimait Que les tableaux noirs Se voyait au carrefour et au grand désespoir Mais cette chienne de vie ne l’entend pas comme ça Le petit bâton blanc ne s’en releva pas Et voici la dernière C’est celle de mon père Un petit séminariste qui rencontra ma mère Un petit pêché Pour une vocation C’était pas cher payé pour changer de panthéon. C’est comme ça que la vie voit tout ça Le petit séminariste ne s’en releva pas. Rod Gayrard Rod Gayrard - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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Vie (la) |