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Le petit bonhomme J’ai, depuis quelques temps, un petit bonhomme à la maison Quand on s’est rencontré, mon cœur a fait un bond Le petit bonhomme m’a reconnu et moi je lui ai souris Depuis, on s’est amouraché, je suis dingue de lui Il sait mieux que moi qui je peux être Ca fait pas de doute dans sa tête Il sait par cœur quatre petites lettres Qui me donne à l’âme un air de fête J’ai, depuis quelques temps, un petit bonhomme à la maison Qui cherche le bon pas dans une existence à tâtons Ce petit bonhomme me turlupine Je trouve qu’il me ressemble, la même bobine Sa mère, qui trouve ça naturel Ne comprends pas bien ma chanson Elle dit que notre vie est belle Et que je me pose trop de questions J’ai, depuis quelques temps, un petit bonhomme à la maison Sa gueule d’ange Bouffarel et son cœur gros comme un camion C’est comme un cirque dans mon salon Un funambule de savon Quand il me dit qu’il m’aime bien Ses petits bras sur mes épaules Je fais le fier mais je m’envole On pourrait pas s’aimer plus loin J’ai, depuis quelques temps, un petit bonhomme à la maison Qui mange sa vie sans chercher de raison Il court il vole se jette dans la ronde Chez lui c’est partout, sa maison c’est le monde Il est le vent dans mon poème Il est la graine de l’avenir Et moi infiniment je l’aime Bien au delà de mon dernier soupir J’ai, depuis quelques temps, un petit bonhomme à la maison Qui chasse les orages et calme les passions Il est discret compréhensif Et nous évite les récifs C’est comme quelqu’un qui m’expliquerait Comment c’est-y qu’on devient un homme Comment la vie se boit d’un trait J’en apprends de belles de mon môme J’ai, depuis quelques temps, un petit bonhomme à la maison Un petit arbre une nature plutôt joyeux un oisillon Il cherche des mots sur sa petite langue Et les invente c’est plus marrangue Moi qui n’écris que des conneries Je ne lui arrive pas à la cheville Question dialogue et fantaisie Y a du Audiard dans ses babilles J’ai, depuis quelques temps, un petit bonhomme à la maison Quand il va pas j’avoue que je me fais un peu de mouron Quand il se cogne je deviens fébrile J’en fait des tonnes de l’inutile Sa mère s’en fait plutôt pour moi Et ne comprend pas bien ma chanson Elle dit qu’il n’y a qu’un paumé sous ce toit Je présume qu’elle parle du chat J’ai, depuis quelques temps, un petit bonhomme à la maison Qui aime son monde sans façon. Rod.Gayrard Rod Gayrard - commentaires : Ajouter votre avis site : Accueil CHANSONS - CONTACT CHANSONS |
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