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« La liberté serait elle un songe, un fardeau Auquel il faudrait s'enchaîner pour dans ses eaux Y plonger, la goûter sans retenue de maux ?... » Le ciel est gris, le vent pulse Entre les bourgeons, l'herbe rafraîchie Courbe la tête, les passants défilent, Sur un trait imaginaire se répulsent Des statues… Arrêt sur la vie... Silence et cacophonie s'enfilent, Se mélangent le noir et le blanc, La terre et l'air, le feu et le lac, Un bouillon de culture sort de l'entre sac Du chapeau du magicien hors Temps... Je rêve d'espaces, d'horizons où les verts Immaculés viendraient se mélanger aux bleus Des cieux enluminés, redessinant dans l'air Les inspirs, aurores de la fleur de feu... Je rêve d'amitiés et de repas partagés S'ouvrant à un lieu plus grand que le visible, Les bonds s'écumeraient sur le grand feu paisible Pour l'attiser et les creux abyssaux panser... Je rêve d'éveils sur un tapis satiné Volant au dessus du sable fin, des pétales Maritimes, vers l'océan d'or raffiné, Au seuil étoilé, prêt à se fondre au cristal... Je rêve de tambours, de lyres… en harmonie… L'âme, le cœur… convoleraient la symphonie, Par les mains tous les sens éveillés fleureraient L'ivresse lunaire, embruns passionnés... Je rêve d'eux, du chemin, de la paix sur terre, Se découvrent entre la haie, les statues de sel. Le temps, ce vil ébardeur, compose les airs, A sa façon, montre que rien n'est éternel ?... Je rêve d'immenses lacs, de nature en fleur, De nuages sains, de souffles chauds et avenants. L'encre coulerait des roseaux, contant les heures De toute une vie, grands chemins odifiant... Je rêve, liberté d'être, sans préconçu, Où bouche de l'âme serait entendue. Lois nous seraient naturelles, s'appliqueraient Sans asservissement au dogme argenté... Je rêve éveillé, de l'aube au crépuscule, Même tout endormi, du vent libérateur, De passer vallées de pénombre sans torpeurs, Oscillant entre ombre et lumière en bascule... Je rêve de liberté, de simplicité, Du cœur des nuages façonnés dans l'ivresse Songeuse, oscillant entre ombre et lumière en liesse, Nos pas feraient leurs empreintes pour s’réaliser... Le ciel est partagé, le vent adouci Effleure les feuilles de sa mélodie, L'herbe regarde les créatures s'agiter, L'abstrait s'évade au paysage étoilé, Le rêveur continue à l'horizon de plonger... « La liberté serait-elle illusion, cadeau, Qu’il faudrait arroser de rêves pour dans ses eaux Baigner, la partager sans retenue de maux ?... » © Pascal Lamachère ~ Juillet 2003 laplumelibre@free.fr Pascal Lamachère - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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Liberté |