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En juillet, feu la fleur déchaîne ses é-crins. Un immense océan d'or s'arrime aux rivages ! Le timbre de l'été est bleuté, sans nuage, Il s'illumine, forge les manteaux d'airains En chaire* de reflets. Quand arrive l'orage Tout l'emmagasiné s'annonce le burin. Je regarde le ciel, je rêve du rivage Frais de mes automnes. A leur lyre, les é-crins Sont reliés avec les sens à fleur d'airain ! Sonnant, trébuchant sur le marbre, tel nuages Nourriciers et gelés, que la main du burin Seule va pouvoir former, perpétuant l'orage. L'enchaînement violent concurrence l'airain ! Le haut tapis de gris palpite des nuages. Au sol le vent frise la sève de l'orage Sous une pluie de nuit qui se brise au burin. Au midi, un diamant à l'aveuglant rivage Est larme opaline de l'aube, par é-crins. Les hirondelles volent bas, laissent les nuages A d'autres amateurs d'aciers, migrants de l'airain. Le coeur aimant sert du rêve comme un burin Des frimas. Vif, éclairé, il oublie l'orage ! Voyage sur sa barque et sort de son é-crin Les merveilles en vie, pour adoucir le rivage. Je regarde l'instant affiner son burin : Papillons, roses, se font voir malgré l'orage, S'épanouissent en chantant pour eux. Leur rivage Continue d'embaumer l'air du divin é-crin, Le vent fait fi des murs, des êtres, les nuages Soulève en un ailleurs, où frisera l'airain ! Un dernier éclat coupe, soubresaut d'orage, Les cieux tout de jaune. A l'affût, le burin Va finir par s'assoupir au lac, dans l'é-crin Du miroir retournant, héliaque du rivage Etoilé. Les rumeurs éléates font l'airain Disparaître ! Le rêveur reprend ses nuages. D'été... é-crins sont d'or, gerbes de feu... rivages… Nuages grisâtres, aux beaux jours, sont d'airains... Les orages frappent, sculptent l'air au burin… © Pascal Lamachère - Juillet 2003 Pascal Lamachère - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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