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L’avait quitté Paris L’marché d’la rue Mouff’tard Et la place d’Italie Pour dev’nir banlieusard J’allais l’voir aux vacances Tout seul comme un grand frère Je traversais la France Et qu’est-ce que j’étais fier Lui à la gare de Lyon En avance d’une bonne heure Son feutre sur le front Rayonnait de bonheur Je le voyais de loin Campé au bout du quai Détaillant avec soin Tous les gens qui passaient Il m’app’lait mon cadet J’étais adolescent Moi ça m’faisait rêver Je savourais l’instant Les tours de St Gratien Plus rien pour s’évader Pour être prêt des gamins Est-ce qu’il faut sacrifier La truite au p’tit matin Les plages de Noirmoutier Les sentiers les chemins Et les pins forestiers Ses yeux bleus presque blancs Où perçaient des regrets Comme ceux des enfants Brillaient quand j’évoquais Les chemins serpentants Au milieu des nois’tiers Pour lui c’était un chant m Un refrain du passé Il m’app’lait mon cadet Je n’étais qu’un enfant Moi ça m’faisait rêver C’était il y a longtemps Toutes ses histoires de guerre J’les connaissais déjà Les lettres de mon père Ses souv’nirs Auvergnats Plus rien n’était mystère Mais il faut dire je crois Que mon imaginaire Lui ne s’en lassait pas Les montagnes la verdure Les avait retrouvé Mais c’était en lecture Qu’il aimait à rêver D’espaces à sa mesure Sauvages ou préservés Les livres comme une armure Pour ne pas oublier Il m’app’lait mon cadet Je n’étais qu’un enfant Moi ça m’faisait rêver J’y pense encore souvent La pendule intraitable Ne l’a pas épargné Et tel un château d’sable Par le vent élimé Le temps ce détestable Lui a pris sa santé Puisqu’il est incapable De nous laisser en paix Toute la mélancolie Va t’en savoir pourquoi Un beau jour ressurgie Quand tu t’y attends pas Cette petite mélodie Avec son air sournois C’est sans doute lui qui Me dit qu’il n’oublie pas Il m’app’lait mon cadet C’était comme un onguent Moi ça m’faisait rêver L’amour à bout portant J’aurais pu lui glisser Dans sa dernière demeure Une belle branche de nois’tier Mais j’avais sur le cœur Le poids d’un arbre entier a Effeuillant ma douleur La froideur de janvier Un air en la mineur Le poids d’un arbre entier Cette envie d’être ailleurs La froideur de janvier Un air en la mineur La la ……. Franck Stadel - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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