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Couplet 1 J'ai bien du mal à respirer, L'air se fait soudain plus épais. Quatre types montés à Barbés, S'foutant pas mal des gens autour, Tranquilles ont coincé une gonzesse, Teeshirt moulant, jupe en velours, Des fringues qui excitent les tordus. L'ont allongé sur la banquette, Les voyageurs tournent la tête, Y n'se sentent pas bien, moi non plus. Le mec à coté vient de bouger, Ce con va nous faire repérer. Mais non, il s'effondre en pleurant, Faut dire que depuis un moment, On entend les cris de la fille Et les commentaires terrifiants, Obscènes que nous font ces salauds. J'espère que ce s'ra bientôt fini. REFRAIN J'aurais pas du rentrer tout seul Ou alors pas sortir si tard Les transports en commun, ça craint, J'voudrais être ailleurs c'est humain. J'me mêle jamais à une bagarre Et j'ai jamais ram'né ma gueule. J'voulais pas être mêlé à ça, Je voulais juste rentré chez moi. Couplet 2 Les trois jeunes du compartiment Ont de bonnes gueules de bons aryens, Cheveux rasés, les crocs saillants, Seize, dix sept ans, peut être vingt. Ils se foutent de la gueule du p'tit, Les ch'veux crépus et le teint bis, Qui leur fait face et qui n'dit mot. J'commence à avoir les grelots, L'un d'eux se lève, lui met un pain, L'autre lui assène des coups de pompes, Dans l'dos, le foie et la tempe. L'troisième sadique donne un coup d'main, Ouvre la f'nêtre, tranquille, peinard, Comme les autres j'regarde ailleurs. Un vieux craintif, se lève, se barre, Moi j'suis coincé, je reste, j'ai peur, J'suis pas raciste, s'il était blanc, Je n'aurais pas bougé d'mon banc. Refrain Couplet 3 Des vieilles se font tirer leur sac, Des mectons tabassés à mort, Juste pour rire ou pour dix sacs. Les lieux les moins surs quant on sort, N'sont plus les bals ou les rues sombres, Ce sont les transports en commun. Les bargeots, les truands encombrent Les bus, le métro ou les trains. Tout l'monde s'écrase d'vant ces salauds, Même si j'en donnerais pas cher Ces vieux tarés tiennent à leur peau. Je suis pas mieux, j'en suis pas fier. Un type me mate, les yeux haineux, Me plante son rasoir sous l'nez. Comme d'habitude personne ne bouge, A vot' bon cœur, Mesdames, Messieurs, J'me sens pas bien, les portent s'ouvrent, J'ai bien du mal à respirer. Refrain Gilles Goeman - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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