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LA CITE DE L'ESPOIR J'ai marché si longtemps que le temps s'est perdu Et cherché patiemment mon chemin dans ces rues Tout est dit en silences, en pensées abolies Mais il faut que j'avance, l'arrêt m'est interdit. Je cherche un lieu étrange qu'on dit inaccessible Où la vie est vendange et la mort impossible. Je l'entends qui m'appelle dans la froideur du soir Elle ne peut qu'être belle ma cité de l'espoir J'irai s'il faut pieds nus, sans armes et sans défense Dans le noir de la rue, un éclat d'espérance. On m'a dit que là-bas tout n'est que chants et fêtes Enfin c'est ce qu'on croit, nul n'en sait rien en fait Dans le doute on s'abstient, est-ce par lâcheté ? On sait ce que l'on tient et ce qu'on doit quitter. J'ai tout abandonné, et si peu après tout Je n'y avais trouvé que fatigue et dégoût. Je l'entends qui m'appelle dans la froideur du soir Elle ne peut qu'être belle ma cité de l'espoir J'irai s'il faut pieds nus, sans armes et sans défense Dans le noir de la rue, un éclat d'espérance. J'ai marché si longtemps que le temps s'est perdu Et croisé tant de gens au détour de ces rues Tout est dit en silences et pensées abolies Peu importe j'avance, l'arrêt m'est interdit J'ai vu un lieu étrange qu'on dit inaccessible La vie y est échange et la mort impossible. Elle chante et m'appelle dans la tiédeur du soir Elle est bien plus que belle ma cité de l'espoir J'y marche les pieds nus sans crainte et sans méfiance A chaque main tendue, un élan d'espérance. Sophie Henri-Troyat - Lespinasse Novembre 2001 Sophie Henri-Troyat - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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