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Le cheval Maugis par Eric GRUNENWALD
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Minuscule village au pied du Mont Kemmel
Terre perdue au cœur des Flandres éternelles
Humidité poisseuse sur toute la prairie
Une épaisse brume recouvre le pays

La journée fut triste, longue et le soir est froid
J’ai fait grand feu car la veillée a lieu chez moi
Les langues se délient, les histoires vont bon train
Mais Lyderic se tait, son regard est chagrin

Je connais la raison de ses quelques soucis
Il s’est encore fâché avec sa fille... Eh oui...
On ne peut empêcher ses petits de vieillir
Je lui apporte à boire, ça le fera sourire

Depuis bien des années je connais Lyderic
Son épouse Saskia et leur enfant unique
Réjane, que je vois de jour en jour grandir
Qui d’année en année ne cesse d’embellir

Pendant que nous veillons, bravant les interdits
Trois filles du village s’éloignent dans la nuit
Répondant à l’appel du fond de leurs entrailles
Sans même y résister, sans même livrer bataille

Réjane, forte tête, est de l’expédition
Voulait aller danser et son père a dit Non !
Il est homme prudent, il craint le loup des bois
Et les loups plus pervers qui guettent d’autres proies

Sortant des ténèbres un cheval apparaît
Il s’approche des filles comme s’il les connaissait
Sans une hésitation elles grimpent sur son dos
Il s’élance aussitôt et s’envole au galop

Le cheval est rapide il prend de l’altitude
Il file vers le Mont Kemmel où d’habitude
A cette heure de la nuit aucune âme ne vit
Ni aucun son ne fuse ni aucun feu ne luit

Les filles n’en croient rien mais ce soir est magique
Sous leurs yeux apparaît un palais fantastique
Le cheval atterrit et les filles d’un saut
Investissent les lieux: c’est la fête au château !

Musiciens, gentilshommes, tout le monde sourit
Réjane en cet instant trouve belle la vie
Totalement séduite, ravie, tout enchantée
Par la cour se laissant docilement griser

Les trois jeunes filles dansent et festoient gaiement
Peu à peu, sans malice, quittent leurs vêtements
Participent à des jeux qu’elles ne comprennent pas
S’abandonnent au milieu de tant et tant de joie

A l’aube un paysan sitôt levé matin
Découvre un trou immense au détour d’un chemin
Habillées d’innocence, toutes les trois blotties
Dans ce nid de fortune, les filles sont endormies

Ne se souviendront pas comment tout ça s’enfuit
Tout s’est évanoui à jamais dans la nuit
Du cheval, de la joie, des feux, des musiciens
Du château, des seigneurs, il ne subsiste rien

A l’endroit de ce trou, nommé Trou des Enfants
Par les générations des lointains descendants
A cet endroit-là donc, on trouva des bébés
Peut-être n’est-ce là qu’un peu de vérité !


Eric GRUNENWALD

- commentaires :
-C1 le 15 août 2008 à 12 : 20
par Eric : J'ai écrit ce texte, il y a déjà longtemps, en m'appuyant sur une légende des Flandres - découverte sur un almanach poussièreux. C'est une histoire vraie puisqu'elle est écrite. Je flippe un peu en relisant, maintenant que j'ai 3 filles qui grandissent ! *F1


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le cheval maugis eric grunenwald la journée fut triste, longue et le soir est froid

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