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Dans le miroir en bois Où jamais rien ne vois J’ai absolument besoin de te parler Aujourd’hui, maintenant J’ai changé la matière de ma psyché adorée Pour casser les reflets D’un déclin régulier, annoncé Tu devais être bien seul Tu étais bien seul Je veux dire : tu étais mal, seul Isolé, en souffrant Personne vraiment proche de toi Vraiment personne à tes côtés Naufragé volontaire qui ne l’a peut-être pas choisi véritablement Va savoir… Il est des personnages qu’on s’invente pour justifier la réalité Je t’ai vu t’échouer jusqu’à ne plus pouvoir t’en relever Je ne t’ai jamais laissé tomber Mais ta dernière chute m’a tellement impressionné ! Toi qui n’étais jamais pressé tu es pourtant parti trop tôt Comme un vrai salop Sans prévenir Sans même sûrement t’en apercevoir Tu es resté englué dans un traumatisme d’antan Tu es resté paralysé, ralenti, diminué L’Algérie ne t’a rien pardonné Et tu lui as tout laissé Tu peux corriger, tu peux améliorer Mais rien n’est meilleur que la première idée Le premier jet ! La solitude ternit ceux qui la touchent par la suite Tu n’y pends garde et tout devient blafard Quand aucune dynamique ne vient transformer le premier élan Je te trouvais un peu étrange Mais c’est dans ma bouche un compliment Eric GRUNENWALD - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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