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Je te connais depuis des mois. Tu t’appelles Roberta Tu habites à deux pas: Rue Armand Moi j’aurais préféré Sarah. Mais on ne choisit pas Il est vrai qu’Roberta c’est marrant Comme je voudrais vivre avec toi. Te serrer dans mes bras Te sentir contre moi. Mais j’attends à 13 h 00 Tu ouvres tes volets. Tu viens à peine de te lever à 16 h 00 Tu vas faire tes courses chez Saïd. Saïd c’est un copain, il est sympa à 19 h 00 Tu sors. Tu es en retard. Tu cours. Tu cours à 04 h 00 du matin. Tu reviens enfin. Ta robe est chiffonnée. Tes yeux trop maquillés. Fatiguée. Tes horaires surprennent un peu. Mais je n’suis pas curieux Chacun fait ce qu’il veut de sa vie J’adore tous ces moments passés, à l’abri des volets A t’aimer sans danger, sans souci En arrêt tel un chien de chasse, je surveille l’impasse Je renifle tes traces, ça m’suffit à 13 h 00 Je t’aperçois quelquefois. Une ombre derrière les rideaux à 16 h 00 Je te croise par hasard près des boîtes à lettres. Pas le courage de te parler à 19 h 00 Je ne trouve pas non plus le courage de te suivre. Savoir où tu vas à 04 h 00 du matin. Je ne dors pas. Je pense à toi. Pourquoi rentres-tu si tard ? Mes amis sont jaloux. Ils disent que tu n’es pas une vraie femme. Ils disent que tu te vends à ceux qui aiment. Mais c’est pas vrai. C’est pas vrai ! Un beau jour, aidé de la chance, au bout de la patience Débordant d’espérance, voyez-vous Un jour sûrement j’oserai lui parler pour de vrai Vaincre ce qui effraie: les tabous Elle me laissera l’approcher. Je vais l’apprivoiser Et puis la courtiser. Sans à-coups à 13 h 00 Tu ouvres tes volets. Tu viens à peine de te lever à 16 h 00 Tu vas faire tes courses chez Saïd. Saïd, c’est un copain, il est sympa à 19 h 00 Tu sors. Tu es en retard. Tu cours. Tu cours toujours à 04 h 00 du matin. Tu reviens enfin. Ta robe est chiffonnée. Tes yeux trop maquillés. Fatiguée. Je te connais depuis des mois. Tu t’appelles Roberta Tu habites à deux pas: Rue Armand Comme je voudrais vivre avec toi. Te serrer dans mes bras Te sentir contre moi. Mais j’attends à 13 h 00 Tiens, tu es à la fenêtre. Tu regardes la rue à 16 h 00 Je trouverai le courage de t’aborder. Te dire bonjour à 19 h 00 Où vas-tu ? Où vas-tu ? à 04 h 00 du matin. Je ne dors pas. Je pense. Je ne dors pas ! Eric GRUNENWALD - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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