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Dieu n’aurait d’yeux que pour vos jambes Que ça ne m’étonnerait pas Quand leurs ciseaux de flammes d’ambre Mêlent le ciel à leur sabbat Et moi, je suis jaloux Profondément jaloux De ce voyeur intemporel Qui tend pour ceindre vos genoux Des tresses d’or qui se dénouent Et son écharpe d’Irréel Dieu n’aurait d’yeux que pour vos mains Que ça ne m’étonnerait pas Elles qui semblent prendre à témoin Tout ce qui est dans l’au-delà Et moi, je suis envieux Terriblement envieux De cette vieille barbe ubiquiste Qui pour se lier à vos cheveux Couleur d’automne au coin du feu Perce les nues qui vous attristent Dieu n’aurait d’yeux que pour vos yeux Que ça ne m’étonnerait pas Eux qui vantent d’un camaïeu Le mordoré de leur éclat Et moi je suis déçu Affreusement déçu De vous savoir canonisée Par ce barbon qui s’évertue A vous parer d‘une vertu Qu’il ne songe qu’à vous voler Dieu n’aurait d’ouïe que pour vos rires Que ça ne m’étonnerait pas Tant cette bouche qui les conspire A du divin tout l’apparat Et moi je suis amer Fatalement amer De le savoir qui vous épie Prêt à couvrir de son tonnerre Ces mots d’amour que j’incinère Dans la fournaise d’un cœur impie Dieu n’aurait d’âme que pour vos sens Que ça ne m’étonnerait pas Ce qui lui reste de bon sens Sait le miracle de vos appas Et moi je m’exaspère Ou pire je désespère A l’idée que cet Impuissant Est à l’écoute de vos mystères Est à l’orée de vos estuaires Est à l’afflux de votre sang Dieu ne veut plus être une essence Ca ne vous étonnera pas Pécheur tardif il court sa chance De passer de vous à trépas Et moi je suis ravi Finalement ravi De voir que ce prétendu sage A fui les anges du paradis Pour une chair qui l’éconduit Ce vieux rival qui tait son âge. Jacky Malcoeffe - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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