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Hymne à mon verre. Sébastien Bonneau 2003 Quoi qu’il ait pu, un jour, se passer ; quelque fut le fond de ma pensée. Malgré mes folies et mes colères, tu m’as toujours soutenu, mon frère. Je me sais obligé. Je me sais dépendant car tu m’accompagnes à chaque instant. Blotti au fond de mon âme, au fond de mon cœur, tu viens soulager chacune de mes douleurs. Ca a été un coup de foudre entre nous ; complémentaires ; une amitié qui se noue. Je me sens tellement fort quand tu coules dans mes veines ; invincible ; capable de balayer toutes mes haines. Je te vide quand tu es plein et me plains quand tu es vide. Je cherche des solutions, en vain, dans la torpeur de tes liquides. Toi seul a su entendre mes prières, et briser les parois de mon cœur de pierre. Ma volonté se plie ; n’est plus de fer quand, doucement, tu me souris, mon verre. Je ne me contenterai pas de ton simple contenu. J’ai soif de tes errances ; il m’en faut plus ! Quitte à me perdre totalement dans tes déboires, je t’avalerai jusqu’à la lie, jusqu’à l’espoir. Nous vieillirons certainement ensemble ; tant que, par ton ivresse, ma main ne tremble. Et, même si je dois y perdre tout mon ego, j’assume le fait de t’être fidèlement accro. Je te vide quand tu es plein et me plains quand tu es vide. Je cherche des solutions, en vain, dans la torpeur de tes liquides. Toi seul a su entendre mes prières, et briser les parois de mon cœur de pierre. Ma volonté se plie ; n’est plus de fer quand, doucement, tu me souris, mon verre. Sébastien BONNEAU - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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