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Tout un tas de regards. Sébastien Bonneau – 2003. Il s’en croise tout un tas de regards le long des files des trottoirs ; des paires d’yeux qui resteront inconnus, pour la plupart . Pas pris, pas vu. Il s’en croise tout un tas de regards ; anonymes mélanges de peurs et d’espoirs, qui posent parfois des questions du bout des cils dans un langage codé, pour les plus subtils. Les yeux du rêveur emportent plus loin, au-delà de l’horizon ; pour ailleurs, au moins. Le regard triste d’une mère qui ne parvient plus à comprendre ce fils, que la drogue tue. Les yeux de l’amoureuse brilleront de mille éclats malgré la torpeur, l’ennui et le brouhaha. Le regard pâle et fatigué d’un homme qui n’attend plus rien que quelques pièces quémandées pour un peu de vin. Il s’en croise un tas de regards ; sans distinction…Bleus, verts ou bien noirs. Certains se baisseront, par peur ou par crainte, mais jamais pour une question de teinte. Il s’en croise tout un tas de regards ; dans la joie des débuts, les pleurs d’un départ. Parfois, ils s’inondent ; laissent glisser leur colère le long du visage d’un ami, ou d’un père. Les yeux du rêveur emportent plus loin, au-delà de l’horizon ; pour ailleurs, au moins. Le regard triste d’une mère qui ne parvient plus à comprendre ce fils, que la drogue tue. Les yeux de l’amoureuse brilleront de mille éclats malgré la torpeur, l’ennui et le brouhaha. Le regard pâle et fatigué d’un homme qui n’attend plus rien que quelques pièces quémandées pour un peu de vin. Sébastien BONNEAU - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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