|
Un vers ou deux Sébastien Bonneau 2004 Ne me croyez pas plus fou que je ne souhaite le paraître, car, derrière mes idées floues existe un réel besoin d’être. Pour juste parler un peu, je vous paie un vers ou deux. Je suis juste un commun mortel ; un gars au milieu d’la foule et retranché dans sa citadelle. De simples mots en découlent pour juste parler un peu, je vous paie un vers ou deux. Je les dépose le jour, la nuit ; j’en rempli des cahiers entiers au fil de mes amours, de mes amis. De l’avant pour après. Pour juste parler un peu, je vous paie un vers ou deux. Juste quelques mots de-ci, de-là ; de simples petits morceaux de moi posés, tranquilles, sur du papier. C’est ma façon de vous avouer ces émotions qui me bousculent, ces sentiments que j’accumule ; si faciles à écrire mais, pas faciles à dire. C’est un exutoire, un exorcisme pour m’affirmer à c’monde qui m’emplit de fatalisme ; je n’suis pas de nature moribonde. Pour juste parler un peu, je vous paie un vers ou deux. Si ce texte était de prose cela n’aurait rimé à rien. J’aime cette overdose de partager ce qui est mien pour juste parler un peu, je vous paie un vers ou deux. Juste quelques mots de-ci, de-là ; de simples petits morceaux de moi posés, tranquilles, sur du papier. C’est ma façon de vous avouer ces émotions qui me bousculent, ces sentiments que j’accumule ; si faciles à écrire mais, pas faciles à dire. Sébastien BONNEAU - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
Thème
confession |