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La nuit s’abat, elle est hostile, Les sirènes hurlent la douleur. Le noir engendre la stupeur Des habitants du bidonville. Le froid aggrave les inquiétudes, La ville devient terre étrangère. Elle injecte dans ses artères Les brûlures de la solitude. Peur du noir, de déchoir, Peur que la rue devienne dortoir. Peur du vice, maléfice, Peur de creuser les cicatrices. Une bouteille d’alcool à la main, Déambulant de place en place, Ils doivent se faire une carapace Qui les emmènera vers demain. Ils ont tout perdu, tout vendu, Leur âme au diable qui les emporte, Leur vie qu’ils vivent comme des cloportes Que l’on écrase, qu’on n’a pas vus. Peur du noir, abattoir, Peur de mourir sans émouvoir. Peur des gens, des passants, Peur des regards intolérants. Peur du noir, peur du noir, La nuit recouvre les trottoirs. Peur du noir, peur du noir, La nuit enferme les espoirs. Ingrid Legrand 6 février 2005 Ingrid Fleitout - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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