|
LES DEUX VINS Chanson de Chti'mi, (sur un air qui se décline lui-même...) Je me souviens des "boit-sans-soif", quand, du côté de Saint Gengoux, pour échapper à la luftwaffe, nous nous cachions parmi les houx. Le petit Gamay de Bourgogne, que l'on donnait aux maquisards, allumait nos joues et nos trognes sans jamais chasser le cafard. Troquant la brique pour la pierre, du noir pays d'où je venais, buveur d'eau, buveur de bière, je découvrais le vin mauvais. En ces temps de grande misère, j'avais le vin bien tristounet... Et, sanglotant sur ma litière, je me suis souvent effondré... Puis vinrent les jours de victoire; le gamay devint du pinot. On dansait dans les rues le soir et dans chaque coin de bistrot. Lors je connus une beaunoise buvant, chantant sur mes genoux, et moi qui n'aimais que cervoise je me noyais dans le vin doux. Et depuis, j'ai le vin joyeux, surtout quand au milieu d'amis, j'aperçois que brillent ses yeux devant le verre que lui emplis. Ca fait plus de soixante piges que je bois son regard doré comme le Meursault qu'elle exige pour mieux se laisser adorer Quand viendront nos heures dernières, crois que bien saouls nous renaîtrons, avec un clin d'œil à St Pierre, dans un vieux cep, près de Chalon Rien n'est si bon de par le monde que le sang des coteaux dorés: C'est un Flamand chez les Burgondes qui ce soir vous l'aura chanté...l'aura chanté... JAC. Tournus - août 2004 Jacques Auguste COLIN - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
Thème
Chansons à boire |