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Sous la verrièr(e) plexiglas, Le flot des fesses et des faces, Passe sans âme ni sans yeux, Devant l'homme au ventre creux. Tu as un(e) demand(e) muette : "Un(e) ou deux pièc(es) pour manger" Et un rêv(e) dans ta tête : Un deux-pièc(es) pour se loger. C'est un sans, sans travail, sans abri. C'est un sans, sans lacets, sans logis. Refrain : Mêm(e) si tu es le sans, Si je suis le passant, Mêm(e) pas du même sang, T'es le frère que je sens, que je sens. Cet homme a pris la misère Comme un autre a pris la mer, Tombé là en pauvreté, Mais resté en dignité, Car c'est un homm(e) singulier : Droit du dos, rasé de prés, Aristocrate de la manche Qui ne vient pas le dimanche. C'est le sans, sans emploi, sans endroit, C'est le sans, sans un sou, sans un toit. Refrain Dans ton regard, ton maintien, Quelque chos(e) me retient Et me donne envie pour toi D'une histoir(e) sans faim ni froid. Mais, c'est toi, le malmené, Qui me dit "Bonne journée". Vous qui êtes à la Défense, Dites-lui qu'à lui, je pense A ce sans dont j'ignore le nom A ce sans, cet égal des plus grands. ---------- Tous droits réservés par l'auteur Aliénor Queen - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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