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Tiens, voici la clé des champs Tiens, prends ton sac et va-t’en Parcourir la campagne Et la montagne Marquer ton pas sur les chemins Tiens, je te la rends, ta clé Tiens, ta chère liberté Elle n’est plus à personne Je te la donne Et je n’attends rien en retour Si toute ma vie c’est un homme qui rêve Qu’aurai-je à perdre si on me l’enlève Je ne sens ni ne vois Ce que ça changera Qu’il soit absent ou près de moi Tu te porteras mieux dans la nature Dans les intempéries et la verdure Le confort et les soins Tu n’en as pas besoin Va, bon vent, puisque je ne sers à rien Pourquoi perdrais-je mon temps Mes jours, mes meilleurs moments A me couper en quatre Et à abattre Tout un labeur pour un ingrat Non, les murs de ta maison Ne sont pas une prison Ton clos pénitentiaire N’est que chimère Et je n’en suis pas le gardien Si toute ma vie c’est un homme qui rêve Qu’aurais-je à perdre si on me l’enlève Tes pensées, ton esprit, Ne sont jamais ici Où tu sembles mourir d’ennui Tu te porteras mieux si tu gambades Tu n’arboreras plus cet air maussade De prisonnier martyr Occupé à subir Un devoir engendré par ses délires Tiens, voici la clé des champs Tiens, emporte en même temps Quelques affaires utiles Des ustensiles Un en-cas pour contrer ta faim Tiens, mets avec tes affaires La clé que j’ai fait refaire Celle de ta demeure Et de mon cœur Avec mon amour en cadeau Si toute ma vie c’est un homme qui rêve Qu’aurai-je à perdre si on me l’enlève Je ne sens ni ne vois Ce que ça changera Qu’il soit absent ou près de moi Tu te porteras mieux dans la nature Dans les intempéries et la verdure Le confort et les soins Tu n’en as pas besoin Va, bon vent, puisque je ne sers à rien Claire Lebert - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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