La solitude est inhabituelle Lorsqu’elle me suit dans les ruelles Des villes où les ombres de décembre S’étirent Ces couleurs vives dans les vitrines Ces devantures qui s’illuminent Me donnent toujours le sentiment D’une joie très proche à venir Plus le vent est froid et plus les jours sont courts Plus grande est ma joie qui attend ton retour J’en oublie parfois que je sais que tu ne viendras plus Et l’air de décembre a un peu l’odeur de ton corps Comme si tu étais caché dans son décor L’odeur des soirées Où je t’attendais Et inconsciemment Je t’attends souvent L’air de décembre a le parfum de ta présence Comme si tu marchais près de moi en silence Mais si je m’arrête Ou tourne la tête Il n’y a que du vent C’est merveilleux de t’imaginer Présent dans ces rues illuminées Tout cet espoir qui m’est interdit M’enchante Le bruit de ton pas sur le trottoir L’éclat de ton rire dans le noir Jouent sur le violon de ma mémoire Pour le court instant où j’y crois Et j’aime soudain cet inconnu qui passe Il ressemble au tien son reflet dans la glace Mais il n’est plus rien aussitôt que je vois son visage Et l’air de décembre siffle un refrain mélancolique Un air que tu chantais, un peu nostalgique Qui vient de partout Dans le vent du nord Je donnerais tout Pour t’entendre encore L’air de décembre me joue sur ta clé de fa Les sons modulés qui ressemblent à ta voix Mais le froid et l’eau Les changent en l’écho D’un éternel adieu Dans l’air de décembre On croirait entendre Des mots et des voix Des paroles d’autrefois T’attendre ici au coin d’une rue T’attendre encore une année de plus T’attendre jusqu’à la fin des temps Qu’importe Tant pis si bientôt le rideau tombe Tant pis si janvier plonge dans l’ombre Tous les fantômes et tous les mirages Que décembre avait ressuscités J’aime ces lumières qui brillent comme un regard C’est la terre entière qui sourit pour un soir Si j’aime décembre c’est parce qu’au fond je n’aime que toi Car l’air de décembre a un peu l’odeur de ton corps Comme si tu étais caché dans son décor L’odeur des soirées Où je t’attendais Et inconsciemment Je t’attends souvent L’air de décembre a le parfum de ta présence Comme si tu marchais près de moi en silence Mais si je m’arrête Ou tourne la tête Il n’y a que du vent Et l’air de décembre siffle un refrain mélancolique Un air que tu chantais, un peu nostalgique Qui vient de partout Dans le vent du nord Je donnerais tout Pour t’entendre encore L’air de décembre me joue sur ta clé de fa Les sons modulés qui ressemblent à ta voix Mais le froid et l’eau Les changent en l’écho D’un éternel adieu Claire Lebert - commentaires : Ajouter votre avis l'air de décembre claire lebert ces devantures qui s’illuminentl'air de décembre claire lebert ces devantures qui s’illuminent Le site - CONTACT |
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