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Tu n’as pas vécu très longtemps Mais tu es le sang de mon sang Bout de chair dans cet univers Que tu as fui pour mes hivers Tu es l’enfant de mes nuits blanches Mais tes pleurs ne me réveillent pas Une petite boîte blanche M’appelle au souvenir de toi Je voudrais remplir mes journées De tes sourires et de tes larmes Pouvoir enfin ne plus crier Pourquoi tu as rendu les armes Cet après-midi du mois d’août Où tu m’as laissé tel un fou Tout seul annoncer à ta mère Que ton cœur avait pris la mer Tu m’as laissé au bord de l’eau Sans vraiment me dire pourquoi Tu as filé dans ce bateau Et bien trop tôt et sans un mot Je n’ai pas eu beaucoup de temps Pour te dire à toi mon enfant Que dans mon cœur et très souvent Saigne une larme de géant Mais de ces géant à genoux Qui prient et volent dans les églises Qui cherchent ce tout petit bout Eteint dans une flamme grise Je voudrais croire que quelque part Peut-être au-dessus des nuages Tu as trouvé ce monde à part Qui fait de toi un petit ange Mais je ne peux me résigner A ton départ précipité Les amarres que tu as larguées Sont les croix que je dois porter Mais dans le sourire d’une enfant Tu vis parfois quelques instants Cette fille n’a rien remplacé Mais dans ses yeux je vois briller Une lueur que je connais Jean-François Hauteville - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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