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Par une nuit blanche pointée J’ai posé sur une portée En lettrine une clé de sol Clé des champs des cœurs et des songes Pour louer l’amour sans mensonges Et à la clé pas un bémol Pas non plus la moindre anicroche Entre croches et triples croches Rien que des atomes crochus Des trémolos tout en nuances Sans contretemps ni dissonances A mettre sans dessous dessus Puis j’y inviterai la ronde A se montrer pour moi gironde Jusqu’à fatalement souffrir Que s’ensuivent noires et blanches Belles d’amour liées aux branches Qui d'un seul trait les font s'ouvrir Il y faudra bien quelques pauses Des soupirs aussi et pour cause Rester maître de ce ballet C’est donner du corps aux silences Avant qu’à nouveau ne s’élancent Les trilles et les triolets Sans tomber dans la démesure Mais pour faire bonne mesure Chanté toujours plus haut plus clair Dans un final tout en concorde De peaux de anches et de cordes L’amour sourdra partout dans l’air Or plus on taquine la muse Et moins nous inspirer l’amuse Quand se jouant de nos arias Se faufile une fausse note Qui soudain fait tache et dénote Un manque de maestria L’amour tout comme la musique Se meurt dès qu’il n’est plus magique N’y aurait-il pas un bémol Et puis il n’est aucun langage Pour mettre heureusement en cage Le chant d’amour du rossignol Toute une nuit blanche pointée Je suis resté sur ma portée Tout seul avec ma clé de sol... extrait de nouvelles "chansons à lyre" Ph.Granger©tous droits réservés-adhérent SACEM Philippe GRANGER - commentaires : -C1 le 09 - 03 - 2007 à 21 : 35 par Jacques LAMY : Encore un texte "Grangérien", comme tu sais si bien les écrire, qui se laisse Lyre avec le plus grand plaisir. Et je ne doute pas le moins du monde que la mélodie soit à la hauteur des paroles. Bien amicalement, Jacques *F1 Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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