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La mignonne emmenait aux vêpres Ses charmes sa taille de guêpe Et son missel Et mon cœur alors en campagne Lui dit un « je vous accompagne A votre autel » D’une voix si pleine de zèle Qu’elle fit rosir jusqu’aux ailes Le bel ange envoyé des cieux En cotillon A qui donner le bon Dieu Sans confession… Pendant les pieux « notre père » Les « je vous salue » les prières Du chapelet Recueilli comme un vrai fidèle Moi je n’avais d’yeux que pour elle Et ses mollets Son sourire plein de promesses Valait bien trois ou quatre messes Pour la prunelle de ses yeux Fruit de passion On lui eut donné le bon Dieu Sans confession… Après ce bon ce saint office Nous quittâmes cet édifice Bras d’ssus, bras d’ssous, Non sans avoir brûlé des cierges Et vénéré la Sainte Vierge Avec cent sous Puis remercié par une obole Au tronc tant de bonnes paroles Et fait la charité aux vieux De l’Assomption Qui nous ont donné le bon Dieu Sans confession… Moi partisan d’un autre culte Aussi profond mais moins occulte N’y tenant plus Je lui ai oté sa voilette Et le reste de sa toilette Seigneur Jésus ! Quand j’ai déshabillé son âme Je n’y ai vu rien qu’une femme Et des biens qui me sont précieux L’incarnation A qui j’ai donné le bon Dieu Sans confession… (extrait de "Chansons à lyre") Philippe GRANGER - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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