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Ce qu’il reste de nous. Tu me dis… tu me dis que… Dans cette clairière où le jour se traîne à la fin du sentier, Vers cette clairière où tu cours, il n’est besoin de la nommer ; Nous irons déposer les armes, que c’est l’unique chose à faire ; Que toi et moi, monsieur, madame sont tombés face aux vents contraires… Et si la haine est un rempart et qu’elle hurle en nous quelque part Déversée sur ce monde en fuite ; que vas t’il nous rester ensuite… Alors… vas, vas pour la haine si c’est ce qu’il nous reste, amen ! Tu me dis… tu me dis que… Se battre encore est inutile la corde à cédé en silence Toutes les larmes de la ville ne changerons rien à l’offense. Puisque le hasard ne peut rien à cette usure irrémédiable Il est ainsi de chaque lien à trop frotter le bord des tables. Et si l’amertume est de mise sous cette impeccable chemise Jetée sur les replis de l’âme, épongeant doucement nos larmes… Alors… vas pour l’amertume, si c’est ce qu’il reste, j’assume. Je te dis… Je te dis que… Nous n’avons pas su réouvrir les yeux tant nous marchions courbés Aveuglés par nos propres rires, peu à peu si peu partagés. La peur d’être seul est venue pour nous tenir encore ici… Et la honte ? nous l’avons bue, bien entendu jusqu’à la lie… Et si le dégoût au fond n’est qu’une variation des regrets, Métamorphose de nos colères, de nos émotions passagères. Alors… vas pour le dégoût si c’est ce qu’il reste de nous. Il est dit… il est dit que… Le phénix aura le fin mot, que sous la cendre couve le feu ! Et même s’il est encore bien tôt et même si l’heure est aux adieux… Et si l’amour est un patient que l’on soigne avec notre sang Qui se nourrit de ses blessures ; il reviendra dans un murmure… Alors… vas, vas pour l’amour si c’est ce qu’il reste… toujours. Jean Denaves - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
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