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Je suis… Je suis l’homme imaginaire de tes pensées vagabondes, Le chevalier éphémère de ces instants qui t’inondent. On peut me lire sur ton visage, me deviner dans tes voyages, M’apercevoir sur des rivages souillés de larmes et d’orages… Je suis… je suis… Je suis l’être de fumée qui restera lettre morte Aux vents d’espoirs dissipés qui balaient devant ta porte. On peut me croiser dans tes rêves, me murmurer du bout des lèvres, M’associer au jour qui s’achève ou m’invoquer les soirs de fièvres… Je suis… je suis… Je suis la morte saison, le nuage qui te retiens, L’écume de tes illusions, le point d’appui et le lien. Je suis l’ombre de ce prodige, de tant de hauteur le vertige, L’incertitude et le litige de cette équation qui t’oblige… Je suis… je suis… A la croisée du temps qui passe, les masques sont tombés de haut, Les promesses ont laissé la place à ce constat dit sans un mot. Je suis l’autre vérité, l’horizon de tes malheurs Et le port où t’abriter des lendemains qui nous leurrent. Au seuil de cet étrange ailleurs, pour deus âmes qui ne sont plus sœurs Partageons au moins la douleur et le fardeau de nos erreurs… Jean Denaves - commentaires : Ajouter votre avis Le site : Accueil - CONTACT |
Thème
mal-être |