Les quatres saisons par Severine Borreil
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Dans un coeur de porcelaine
l'insouciance a pris la peine
de construire des chimères
et des amies imaginaires
de doux rêves qui nous mènent
sans préjugés et sans haine
dans des rires et des larmes
c'est leurs seules armes

Douce saison de la vie
qui s'habille de conte et fais
apparaître tous leurs souhaits

Quelques grammes d'insolence
un soupçon d'assurance
ainsi se dessine l'adolescence
dans cette jeunesse impatiente
mais quelle fureur couve
que le temps éprouve
de sa lenteur désespérante
car eux c'est dans l'instant
qu'ils veulent leurs rêves vivants

Folle saison de la vie
ou l'avenir est ce défi
pour lequel on maudit
la lenteur de notre vie

d'obligations en sacrifice
on construit l'édifice
d'une vie sans artifice
enfermez dans cette réalité
que l'âge accepte sans broncher
on n'ose plus on sauvegarde
et c'est aux portes de la raison
qu'on abandonne par mégarde
nos douces illusions

Folle saison de la vie
où le passé déja écrit
les premières notes du regret

De cette vie d'avant, on retire le temps
ce temps empressé d'aller plus avant
afin que persiste dans nos coeurs
le doux visage du bonheur
de guerre lasse, on relâche l'emprise
de ce passé qui nous méprise
et c'est sans violence ni remords
que lentement, dans l'éternité on s'endort

Ultime saison de la vie
ou le passé, ce beau souvenir
a présent nous fait souffrir

Severine Borreil

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Thème Temps (le)
modifié octobre 2008